Qui suis-je ? À propos d’E.D.L.P.

Là où tout a commencé…

J’ai eu ce bonheur immense de faire mes premiers pas dans la vie aux côtés de deux chiens de type berger : Marquise et Titan.

J’ai passé des heures près d’eux.
À jouer.
À les contempler.
À leur parler.

Et, il faut bien l’avouer, parfois à les ennuyer…
Car avec le regard et les connaissances que j’ai aujourd’hui, je réalise que mes envies d’enfant n’étaient pas toujours les leurs.

Mais ils étaient là. Toujours là.


Comme les chevaux qui ont marqué mon enfance, ils ont été mes confidents.
Mes repères.
Mes silences compris.

Et l’un d’eux, plus encore que les autres, a laissé une empreinte indélébile.

Il est assis près de moi sur cette photo.

Il s’appelait Titan.


Tout au long de ma vie, ce chien restera présent dans mes pensées.
Il est à l’origine de mon regard sur l’animal.
À l’origine de ma sensibilité.
À l’origine de ma vocation.

Inoubliable Titan… 🤍

Le rêve d’une vie…

Depuis l’enfance, les chiens font partie de ma vie.
Ils ont toujours été là, comme une évidence, comme une présence rassurante, comme un langage du cœur que je comprenais instinctivement.

Longtemps, j’ai simplement su que je voulais travailler auprès d’eux.
Aujourd’hui, j’ai choisi de les accompagner, eux et leurs humains, sur le chemin d’une relation plus juste, plus respectueuse et plus harmonieuse.


Mon histoire avec les chiens

Adolescente, j’ai commencé à me former sur le terrain : stages en élevage, en pension canine, travail au sein de ces structures… J’ai découvert les expositions, les entraînements, les sports canins (RCI, Ring, obéissance, pistage).

J’ai appris, observé, pratiqué.

Mais avec le recul, je réalise que, comme beaucoup à cette époque, j’évoluais dans un monde où le chien était encore mal compris. Ses besoins profonds, ses émotions, son bien-être passaient parfois au second plan.

Certaines théories, notamment celles liées à la dominance, étaient considérées comme des vérités. Pourtant, des chercheurs comme David Mech, John Bradshaw, Barry Eaton ou Alexandra Horowitz ont progressivement démontré une vision bien différente, plus nuancée, plus respectueuse de la réalité canine.

J’ai également exercé en club canin. Mais au fond de moi, quelque chose résistait. Les méthodes employées ne me correspondaient pas. Elles me laissaient un sentiment d’inconfort que je n’arrivais pas encore à expliquer.


La grande remise en question

Le véritable tournant est arrivé il y a neuf ans, avec l’arrivée de ma jument dans ma vie.

Notre relation a traversé des difficultés. Des incompréhensions, des tensions, des troubles du comportement sont apparus. Je me suis sentie démunie.

Alors j’ai cherché. Beaucoup cherché.

Je me suis tournée vers une professionnelle du monde équestre travaillant avec des méthodes bienveillantes et spécialisées en comportement. Cette rencontre a profondément bouleversé ma vision des choses.

J’ai compris que l’on ne peut pas construire une relation sur la contrainte.
Qu’un animal ne cherche pas à dominer, mais à comprendre, à s’adapter, à survivre dans un monde façonné par l’humain.

Et surtout… j’ai compris que je ne savais pas vraiment.

Cette prise de conscience a été difficile.
Je le regrette profondément : j’ai commencé par infliger — oui, le mot est choisi — une éducation inadaptée à mon propre chien.

Mais c’est aussi cette prise de responsabilité qui a transformé ma pratique.


Apprendre autrement

J’ai repris ma formation depuis la base.

Lecture de nombreux ouvrages spécialisés, formations en comportement et communication canine, compréhension de l’agressivité, de l’alimentation, des liens entre pathologies et troubles comportementaux…

J’ai continué à travailler en pension et en élevage, en observant différemment, avec un regard renouvelé.

Petit à petit, ma posture a changé.
Je n’ai plus cherché à contrôler.
J’ai appris à écouter.


Ma philosophie aujourd’hui

Aujourd’hui, j’accompagne les chiens et leurs humains avec :

  • douceur
  • respect
  • cohérence
  • compréhension scientifique
  • et beaucoup d’humilité

Je crois profondément que chaque comportement a un sens.
Qu’un chien ne “fait pas contre nous”, mais “fait avec ce qu’il peut”.

Mon rôle est d’aider à recréer du lien, à redonner confiance, à traduire les incompréhensions.

Parce qu’une relation apaisée ne se construit pas dans la peur, mais dans la compréhension.

Et parce que nos chiens méritent d’être lus, entendus et respectés.

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